Pour Un Sourire d’Enfants

Nous aidons les jeunes à s’informer sur leur orientation et les débouchés professionnels. Les études en université se sont révélées plutôt décevantes les années précédentes, en raison principalement d’un manque de niveau des élèves. Tous ont trouvé du travail, mais par forcément en rapport avec leurs études, plutôt grâce aux petits boulots qu’ils faisaient à côté.

Il existe pourtant de bonnes universités au Cambodge, mais nous avons décidé de ne les sélectionner que pour des élèves de très bon niveau et très motivés. Et surtout il existe d’excellentes filières plus en rapport avec les souhaits et les niveaux de nos jeunes.

Notre rapprochement avec ESK nous a permis de profiter de leur expérience et de leurs accords avec certaines ONG. Sambath, le travailleur social qui travaille à la fois pour Marelle Wochicam et ESK, a organisé dernièrement une visite d’écoles, afin de leur permettre de faire des choix de filières plus motivés.

Cette année ce sont les jeunes du grade 6 au grade 9 (13 à 16 ans environ) qui ont eu droit à cette visite, les plus âgés ayant déjà visité ces écoles les années précédentes. Ils étaient en compagnie de jeunes du même niveau d’ESK.

Pour un Sourire d’Enfant (PSE)

La première visite a concerné Pour un Sourire d’Enfants. L’association permet à des jeunes, issus de milieux très pauvres (ils vérifient l’origine sociale de l’enfant par une enquête sociale) de poursuivre leur scolarité ou de choisir une formation professionnelle.

La première année est obligatoirement une année de rattrapage scolaire, à l’issu de laquelle ils sont orientés.

Les filières sont très nombreuses, allant de l’école de commerce de haut niveau, ayant créé des partenariats avec des entreprises, jusqu’à l’esthétique et le tourisme. Plusieurs des jeunes du groupe ont manifesté de l’intérêt pour ces dernières formations.

Les filières qui offrent des découches

Par ailleurs, le pays a un besoin urgent de techniciens, ouvriers et artisans qualifiés et l’expérience nous a montré que des jeunes ayant pu suivre une formation trouvent rapidement du travail.

Les filières sont variées et offrent des débouchés avantageux : restauration et hôtellerie, tourisme, secrétariat, comptabilité et administration, informatique, électronique et électricité, mécanique et soudure, coupe et couture, imprimerie, travail du bois et artisanat.

La majorité de ces formations est proposée par des ONG : Don Bosco, Caritas, Centre Kram Ngoy, Passerelles Numériques, JVC, Friends, Salabaï etc…

La visite du centre technique JVC

Sambath a ensuite accompagné les enfants au centre technique JVC, dont les élèves issus de cette école sont très demandés par les entreprises.

Les jeunes ont été particulièrement intéressés par l’atelier mécanique, la rencontre avec les étudiants et le fait qu’ils soient en contact avec des clients. 

La visite de Don Bosco

La visite s’est étalée sur 3 jours et s’est poursuivie par Don Bosco, très réputé et d’accès assez difficile puisqu’on l’intègre sur concours. Informatique, électronique, comptabilité, les filières sont nombreuses et de haut niveau.

Quelques uns de nos jeunes ont réussi ce concours les années précédentes, cette année encore les 3 grands du grade 9 vont le passer.

Les jeunes ont été particulièrement heureux de retrouver un « ancien » du Centre : Pork Chaihong en formation informatique et lui ont posé toutes les questions qu’ils n’avaient osé posé jusque là. D’après Sambath, cette rencontre a été particulièrement stimulante.

La visite de CKN

Dernier jour, dernière visite consacrée à CKN, école électronique qu’ont déjà suivi 3 élèves du Centre, qui ont rapidement trouvé du travail en sortant. Pourtant d’après Sambath, le discours du responsable a plutôt découragé les jeunes en leur promettant surtout un très dur labeur. Peut être devrait-on prévoir une rencontre avec les jeunes issus de ces formations et ayant quelques années d’expérience dans la vie active pour leur permettre de confirmer leurs choix.

L’orientation professionnelle concerne les jeunes à partir du grade 9 ou de l’âge de 16 ans, mais la plupart souhaitent poursuivre jusqu’au grade 12. Cela se fait aussi au cas par cas : il faut savoir stimuler les élèves pour qu’ils aillent à l’école et nos efforts ces dernières années ont porté sur la lutte contre l’absentéisme. En revanche, cela ne sert à rien si un jeune ne manifeste aucun intérêt à l’école de le laisser trop longtemps dans un Centre, dans lequel il a peut être ses marques, mais qui les coupe cependant de la société.

Ces formations leur permettront d’échapper à l’enfer des usines dans lesquels les salaires sont aux alentours de 80 dollars dans des conditions de vie très difficiles, alors qu’ils pourront prétendre à des salaires de 200 ou 300 dollars grâce à une formation. Et surtout l’assurance de trouver un travail qualifié très rapidement…